LE SITE DE VILLENEUVE DE LA RIVIERE |
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VILLENEUVE AIME LA PEINTURE José Ravélo est notre peintre à nous. Il nous gratifie parfois d'expositions extraordinaires. Villeneuve sans lui ne serait plus Villeneuve. Installé au coeur du village, il a créé un bel atelier qui fleure bon la peinture et l'huile. RAVELO, LE PEINTRE DE LA TOURMENTE
L’âme de José Ravélo est tourmentée. Sa peinture l’atteste ! Les visages qui composent la plupart de ses tableaux, nous en disent long sur le monde de l’artiste. Ils ont le regard creux de ceux qui refusent le bonheur. Leur vie est une errance, un voyage au milieu de nulle part. Parfois, ce sont des groupes cheminant vers un ailleurs sans nom. Ils portent au fond des yeux, les ferments d’une vaine révolte. Mais contre quoi, ou contre qui se révoltent-ils, les personnages de ce pays si singulier et fantomatique ? Contre l’existence ? Contre eux-mêmes ? Contre un ennemi qu’eux seuls peuvent voir ? Sortent-ils du monde de Bacon, de celui de Vélasquez, ou de l’univers de Goya ? La réponse ne viendra pas de José Ravélo. Mais la connaît-il ? Quand il croque des paysages, dévoilant ainsi, une autre facette de son talent, on n’est pas étonné d’y retrouver, des ambiances ombreuses où le ciel et la terre ne font qu’un. Où les nuages toujours présents, plongent sur les montagnes et les avalent. Paysagiste, José Ravélo nous raconte des colères, des tourments, et peut-être l’attente d’un monde meilleur.
Arrivé en France en 1967, après une série de petits boulots, il installe son chevalet à Collioure, où, comme Matisse avant lui, il se laisse séduire par la lumière, si belle et pure de la côte Catalane. Dès 1973, les visages vont envahir ses toiles, et exprimer à leur manière, l’éternelle insoumission de l’homme. Après Collioure où il exposera à la galerie Profil, à la suite de Balbinoginer, il accrochera ses toiles un peu partout, à Majorque, à Barcelone, en Suisse, à Paris. En 1982, au salon International de l’art contemporain, il voisinera avec les plus grands : Dali, Picasso, Tapies, Miro, etc.
Lorsque José vous parle, avec cet accent inimitable, qui ne cache pas ses origines, il vous transporte dans un univers où rires et exaltation, font bon ménage. Aujourd’hui, l’artiste s’est un peu assagi, et ses visages s’adoucissent. L’âge a posé sur sa palette des teintes un peu plus lumineuses. Il va mieux. Il a trouvé une voie. Mais y restera-t-il ? Son âme n’est-elle pas tourmentée à jamais ?
NICOLE NOE Nicole Noë vit à Corneilla, mais elle a grandi à Villeneuve, où ses parents résident encore. C'est une véritable artiste dont le talent est trop peu reconnu. Son monde est un monde de couleurs et de gaîté.
LE MONDE ENCHANTE DE NOË... Le monde de Nicole Noë est un jardin. Un jardin d’enfants. Ses tableaux, aux couleurs presque pures étalées en aplats, s’opposent les unes aux autres, en une sarabande de joie et de gaîté. Ancienne élève des beaux-arts de Perpignan, Nicole dispose sur la toile, ses rêves inachevés. Artiste que l’on peut classer dans la catégorie des « Naïfs », elle donne vie au monde inanimé de notre enfance oubliée. Elle rappelle à sa manière qu’Alice et son pays merveilleux existent bel et bien. Et si ses éléphants sont bleus et ses chats rayés de mauve, ce qui surprend évidemment les esprits cartésiens, c’est que dans son univers à elle, ils sont ainsi. Lorsque vous rencontrerez sa peinture, vous verrez, vous aussi des éléphants bleus. Le talent est indéniable. Le pinceau sûr. N’a-t-elle pas longtemps enseigné le dessin et la peinture ? Mieux que tout autre, Nicole sait nous transporter hors de nos frontières intérieures, et changer nos références. Mais elle est bien plus qu’une artiste peintre, elle est poétesse, jongleuse. Elle est la photographe de nos vies inconscientes. Hélas, ce don magnifique est trop peu mis en valeur. Nicole expose trop rarement. Dommage, car sur le passage de ses toiles, les fleurs du bonheur poussent à chaque fois !
Actuellement, Nicole Noë participe à l’illustration des livres de Bénédicte Carbonneill, édités aux éditions du « Pas de l’échelle ». Le premier (Dans mon jardin), est déjà sorti, le second (Les pieds dans l’eau), est en cours de réalisation.
PIERRE CORRATGE MAÎTRE PHOTOGRAPHE
Pierre Corratgé photographe du beau Pierre Corratgé n'est pas Villeneuvois, mais il honore le village de sa présence lors de tous les festivals "Regard", dont il est un des membres éminents. Il a donc toute sa place sur ce site. Pierre Corratgé, artiste du beau
Dieu que la femme est belle, lorsque Pierre Corratgé la photographie ! Médecin, mais aussi photographe de talent, il nous parle des formes. Photographier pour lui est un échange. Entre l’artiste et le modèle, mais aussi entre l’artiste el le public. En cette fin août où l’été balbutie ses adieux, alors que Visa, le festival International de publi-reportage frémit déjà d'impatience, comme en écho, le Musée Rigaud désire apporter sa pierre à l’édifice ; et sa pierre, c’est Pierre. Avec « Cares y Cossos », Pierre Corratgé nous présente 30 ans de travail photographique. 30 ans de passion ! Sous son objectif, la femme est légère, subtile. Nue, elle se livre à nous dans la plénitude de sa beauté. Parfois elle est ange. Ou alors, grâce à son exceptionnelle maîtrise du flou, l’artiste la transforme en nuage. Pierre Corratgé aime vraiment les corps. Son univers à lui est un univers d’harmonie. De nombreux Perpignanais et Villeneuvois avaient répondu présent lors du vernissage de l’exposition, au point que le musée semblait trop petit pour les absorber tous. Après les remerciements de Danielle Pagés et de Maurice Halimi, et l’arrivée surprise de Jean-Paul Alduy, maire de Perpignan, Pierre Corratgé nous a parlé de lui. De son art. de sa manière et de son rapport avec la chose photographique. Il nous a séduits par la simplicité de son propos. Ce n’est pas la démarche qui l’intéresse, mais le résultat final. Il sait en avance ce qu’il désire obtenir. Le reste n’est que travail. Et technique. On peut ne pas aimer la photo, mais comment rester indifférent à la vision tout en tendresse de Pierre Corratgé ? Comment rester insensible devant ces visages si lumineux, devant ces corps éthérés ? Encore une fois, l’équipe du Musée Rigaud a frappé fort. Et l’hommage rendu à ce maître de l’art photographique sera sans doute noté dans ses carnets comme une réussite de plus. A voir jusqu’au 29 octobre.
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