LE SITE DE VILLENEUVE DE LA RIVIERE |
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VILLENEUVE ET SES ECRIVAINS
Jean-Paul (avec la casquette), et moi. Parler de Villeneuve sans parler de ses écrivains, serait une hérésie. Si le village se distingue par la qualité de ses peintres, comme nous l'avons vu ailleurs, il faut bien avouer que l'inspiration littéraire y bat également son plein. François Foxonet, a commis sur Villeneuve un travail remarquable, hélas jamais édité. Dommage ! Jean Dauriach, quant à lui, vit de sa plume. Journaliste de talent, il s'adonne également à la photo (le festival Regard est son bébé). Villeneuve attend avec impatience la publication d'une de ses oeuvres. Jean-Paul Pelras, le plus célèbre de nos écrivains, a à son actif de nombreux romans. Il édite chez un éditeur national (le Rocher), et mérite qu'on s'arrête un peu sur son parcours. Ecrivain confirmé, auteur de romans et d'essais, Jean-Paul Pelras a notamment publié Les Portes moustiquaires (1991), La Coïncidence (1995) et L'Affaire Christian Soler (2000). Son dernier opus : "Le vieux garçon", dépeint l'histoire de Jean-Baptiste Taillefer, fils d'Urbain et de Victorine. Depuis la mort du père, l'homme vit seul sur ces garrigues d'asphalte pilées, perchées au nord de Saint-Justin, derrière le plateau de la Jasse, dans une gerbe d'herbes perdues et de genêts millénaires. Il ne sait pas grand-chose des femmes, à part ce qu'il en a vu sur les calendriers de motoculteurs et de tronçonneuses offerts à son père par un boutiquier, avec deux cents kilos d'aliments pour les poules et un peu de poudre pour conserver les pommes de terre. Mais il va apprendre à les connaître, à les aimer, à les perdre aussi en se perdant lui-même dans un monde rural destiné aux plus invraisemblables mutations. A cause du soleil et des effluves marins, à cause d'une bande de couillons qui confondirent la couleur du bonheur avec celle de l'argent. Jean-Paul, intime de l'ancien prix Goncourt, Jean Carrière, a suivi les derniers jours de l'auteur, et nous les transmet dans un livre auto-édité intitulé : "Jean Carrière a encore quelque chose à vous dire". L'oeuvre de JP Pelras est variée, mais son talent est incontestable. Il n'a pas son pareil pour créer une atmosphère, pour brosser un climat. C'est ça sa force à JPP. Sa plume profite également aux lecteurs de la semaine du Roussillon. Gérard Raynal, c'est moi-même. Je vient de publier mon 4e roman, aux éditions du Temple d'Or : "Quand le vin est tiré". Il relate l’histoire de Rémy, petit viticulteur de Villarive (Pyrénées orientales), confronté à la terrible crise de 1907. La misère ronge chaque jour un peu plus ces populations exclusivement tournées vers la vigne. La fraude et surtout une incontrôlable surproduction, vont jeter dans les villes de la région, des milliers de vignerons, avec, en point d’orgue, 800000 manifestants dans les rues de Montpellier. Rémy, dont la famille n’a pas été épargnée par le mauvais sort, va arpenter, avec ses amis viticulteurs, les rues des grandes villes, pour crier son désespoir. Mais lors de la première grande concentration agricole de Narbonne, il va faire une rencontre qui bouleversera le cours de sa vie. Pour lui, rien ne sera plus jamais pareil. Ce roman est l’histoire d’une quête. Mais c’est en même temps une fresque rurale des débuts du siècle passé. On y rencontre tous ceux qui ont fait de ces incroyables soulèvements, un évènement marquant de notre passé : Marcelin Albert, Ernest Ferroul, Henri Thomas et beaucoup d’autres. On y rencontre la famine, la misère et la solidarité.
J'ai également sorti : L'expiation de Jean (2000), THT, un recueil de nouvelles (2002), Lettre de Guillaume à sa cousine Hortense (2004), Les Bûchers du Paradis (2006). J'écris également des articles pour la presse. Ce sont d'ailleurs ces mêmes articles que vous pouvez lire sur ce site. |